Le keikogi, souvent appelé kimono en français, signifie l'habit ('gi') d'entraînement ('keiko') porté dans les arts martiaux japonais ou d'origine japonaise. Le keikogi est sobre, blanc, tandis que le kimono est un élégant vêtement traditionnel nippon souvent richement coloré et décoré. Alors que les kimonos datent de la période Asuka, au VIème siècle, les premiers keikogis remontent au XIXème siècle de notre ère.
La fin de l'ère Edo au Japon en 1868 et le bannissement de la caste des samouraïs força ces derniers à s'adapter à un monde en constant changement. La voie du guerrier, le 'Bushido', devient un code d'honneur et les armures des samouraïs, ou 'Tosei dou gusoku', sont échangées au profit d'habits d'entraînement. Le champs de bataille se déroule désormais sur le tatami !
Aïkido, Judo, Karatédo, Kyudo, Kendo... tous ces arts martiaux vont se développer et avec eux des dogis qui leur sont propres: Aïkidogi, Judogi, Karatégi, Kyudo Gi, Kendo Gi... Pour nous, tous ces mots japonais se ressemblent ! Nous faisons pourtant pareil: football, basketball, handball, tchoukball... et je vois bien peu d'habits de basket lors des matchs de foot !
Un sport faisant majoritairement des frappes préférera des habits légers, libérant les mouvements (on peut même l'entendre!), un autre se basant sur des plaquages au sol profitera de l'épaisseur du tissu pour amortir la chute, éviter les frottements et empêcher les doigts de se tordre en se coinçant dans les replis du tissu (pour l'avoir vécu, c'est très douloureux). Le sujet est vaste: les dogis peuvent même varier d'une école à l'autre selon le style pratiqué !
La conception de nos aïkidogis est un travail continu. L'Aïkido possède du combat au sol, des torsions et du grappling mais aussi beaucoup de mouvements d'esquive et de combat aux armes. Nous travaillons directement avec les producteurs pour régler les mesures, la matière, le tissage, l'épaisseur et l'emplacement des coutures.